Montréal, comme toute grande métropole, peut être fatigante à explorer à pied, surtout lorsqu’on a une mobilité réduite. Lors de mon 3e séjour à Montréal, au printemps 2025, j’ai de nouveau loué un scooter électrique adapté aux PMR, et cela a littéralement changé ma manière de profiter de mon voyage. Dans cet article, je partage tout : où louer, à quoi s’attendre, les limites… et surtout, à quel point cette solution peut améliorer le confort et l’autonomie durant un séjour. 🔎 Pourquoi louer un scooter PMR à Montréal ? Montréal est une grande ville avec des points d’intérêt répartis un peu partout, mais pas toujours accessibles à 100 %, ce qui peut rendre les déplacements fatigants. Certains quartiers sont en pente, les trottoirs peuvent être irréguliers, et même si de nombreux lieux sont adaptés, les distances sont souvent longues entre deux zones à visiter. En louant un scooter électrique, j’ai pu : Me déplacer en toute autonomie Explorer la ville à mon rythme Profiter sans trop me fatiguer Éviter les transports, pas toujours pratiques ni entièrement accessibles Même si j’ai ressenti un changement d’ambiance dans la ville lors de ce dernier séjour (en comparaison avec 2018 et 2021), ce mode de déplacement m’a tout de même permis de profiter des endroits que j’avais envie de revoir, tout en vivant un séjour plus confortable. 😬 Mes premières expériences (pas très concluantes) J’ai découvert la location de scooter électrique PMR à Montréal, appelé quadriporteur en québécois, lors de mon 2e séjour, en 2021. Je ne vais pas vous mentir : les débuts ont été… chaotiques. À l’époque, j’avais repéré plusieurs adresses proposant ce service. Je me suis dit : « Autant louer chez ceux qui ressortent le plus dans les résultats ». Erreur. Grossière erreur. Notre interlocuteur, bien qu’efficace sur le papier, n’était pas des plus chaleureux. Mais à ce moment-là, je me suis dit : tant que le scooter fonctionne, c’est l’essentiel. Sauf que non. Le premier jour d’utilisation, la batterie a tenu bien moins longtemps que prévu. Un mauvais chargement ? Peut-être. Mais le lendemain, après une charge complète toute la nuit, même problème : panne brutale. Heureusement que j’étais proche de mon logement et que je n’étais pas seule… parce qu’un scooter en panne, ça pèse un âne mort (non, je n’exagère pas 😅). On contacte alors notre interlocuteur. Et là, confirmation : pas franchement aimable. Il est venu procéder à un échange, nous a pris de haut (précision utile : ce n’était pas un Québécois… mais un Français 🙄), et a insinué qu’on ne savait pas se servir correctement du matériel. Résultat : on a demandé un remboursement immédiat (location et caution incluses) et on est partis chercher ailleurs. Heureusement, après quelques recherches supplémentaires, on a trouvé un autre prestataire à Laval, en banlieue de Montréal. On était véhiculés, donc c’était faisable. La batterie n’était pas aussi performante que je l’aurais souhaité, mais j’ai pu l’utiliser tout au long du séjour. Et c’est là que j’ai réalisé que c’était possible, pour moi aussi, de voyager autrement : sans me vider de mon énergie, sans me battre avec les trajets, et en profitant pleinement. Ce sentiment de liberté, d’autonomie, de légèreté… il est difficile à décrire. Mais ce qui est sûr, c’est qu’à partir de là, je ne voulais plus revenir en arrière. Avant mon 3e voyage à Montréal, en 2025, aucun scooter n’était disponible à Laval pour mes dates. J’ai donc trouvé une nouvelle adresse, et spoiler alert : c’est pour moi un bon plan. 👉 Que vous soyez en visite à Montréal, en voyage solo ou en famille, la location d’un scooter électrique PMR peut vraiment tout changer — en termes de confort, d’autonomie et de plaisir de voyager. 🌟 Une location réussie : je vous raconte Après mes mésaventures passées, j’ai enfin trouvé un service de location à Montréal que je recommande les yeux fermés : GMG Location – Rental, une vraie pépite ! Service fluide, matériel fiable, contact humain agréable… Je vous raconte. Comme pour les deux autres prestataires testés, j’ai découvert GMG Location – Rental via une recherche Google. Les avis étaient globalement positifs, et en consultant leur site internet, j’ai vu qu’ils proposaient plusieurs modèles de scooters, avec des caractéristiques détaillées. Ce n’était pas le cas ailleurs, et c’est en grande partie ce qui m’a convaincue de les contacter pour en savoir plus. J’ai demandé à mes proches à Montréal de se renseigner pour moi. Dès le premier échange téléphonique, George a su répondre clairement à toutes nos questions, ce qui a confirmé mon intention de réserver un scooter (quadriporteur) chez lui. 📞 Réservation simple et efficace La réservation s’est faite entièrement par téléphone. Les modalités (durée, tarif, retrait) ont été confirmées à l’avance, et j’ai reçu le contrat de location par e-mail à signer tranquillement depuis chez moi. Pour trois semaines à Montréal, j’ai payé l’équivalent d’un mois de location — plus rentable que le tarif à la semaine. Coût total : 225 $CAD (environ 150 € au taux de change de l’époque). Quand on connaît les tarifs ailleurs ou dans d’autres pays, c’est un prix plus que raisonnable. Pour info : un abonnement mensuel aux transports en commun de la STM coûte 104,50 $CAD, mais ils ne sont pas 100 % accessibles. Louer un scooter m’a permis d’être totalement autonome pour me déplacer à Montréal et même de sortir de la ville sans contrainte. ⚙️ Caractéristiques du scooter loué Modèle : Go-Go Sport de Pride Mobility : Autonomie : environ 20 km par charge Entièrement démontable (siège, panier, batterie, roues arrière) → facile à transporter Capacité : 147 kg (largement suffisant 😅) Confortable, stable et maniable Vitesse maximale : 8 km/h 🤝 Un service humain, flexible et pro George a vraiment été arrangeant : il a permis à mes proches de récupérer le scooter avant mon arrivée à Montréal. C’était idéal niveau logistique, car deux jours plus tard, nous partions à Toronto pour le week-end ! Un service de livraison est également
Voyager avec un handicap : un droit, pas un privilège
Derrière chaque envie de voyage, il y a parfois une réalité plus complexe pour les personnes en situation de handicap. Aujourd’hui encore, des millions de personnes, qu’elles aient un handicap visible ou non, rencontrent des obstacles qui les empêchent de vivre pleinement leurs envies d’évasion. Un escalier non signalé, une information absente, un accueil inadapté, un hébergement non conforme… autant de détails qui transforment un séjour en parcours du combattant. Moi-même concernée par le handicap, j’ai souvent été confrontée à des lieux mal pensés, à des réponses floues ou à un manque de considération. Et pourtant, j’aime profondément voyager, explorer, découvrir. À travers cet article, je veux mettre en lumière un sujet qui me tient à cœur : l’accessibilité dans le tourisme. Pas pour pointer du doigt, ni donner des leçons, mais pour partager un constat, ouvrir des pistes, valoriser les initiatives positives… et peut-être encourager un petit changement. Parce que voyager devrait être possible pour toutes et tous. 🇫🇷 La France face à ses engagements Le 11 février 2005, la France a adopté une loi ambitieuse posant les bases d’une société plus inclusive. L’objectif ? Garantir l’égalité des droits et l’accessibilité dans tous les aspects de la vie quotidienne, y compris les loisirs et le tourisme. Si l’on constate des progrès, notamment dans les grandes villes, l’accessibilité reste encore trop inégale, mal communiquée, voire absente dans de nombreux lieux touristiques. Les dérogations, les retards et le manque de suivi ou de contrôles ont freiné cet élan de transformation. Vingt ans plus tard, en 2025, cette promesse d’accessibilité reste largement inachevée. Ce qui devrait être un droit universel, durable et visible semble encore relégué au second plan, y compris après les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. 🥇 Des Jeux Olympiques et Paralympiques… sans héritage durable ? Paris a officiellement été désignée ville hôte le 13 septembre 2017 pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Une fenêtre de temps censée marquer un tournant en matière d’accessibilité et d’inclusion. La France n’a pas su transformer l’essai ni concrétiser ses engagements sur le long terme. L’événement portait la promesse d’un tournant historique, avec des infrastructures repensées, des efforts de sensibilisation, et l’ambition d’un héritage durable. Beaucoup espéraient que cet élan servirait de levier pour rendre nos villes, nos transports et nos lieux touristiques plus accessibles à tous. À Paris, seules 9 % des stations de métro sont accessibles aux personnes en fauteuil roulant Pendant les Jeux, des solutions temporaires ont été mises en place (accompagnateurs, navettes spécifiques, etc.)… mais la plupart ont disparu dès la fin de l’événement. Malgré les engagements affichés, aucun plan de suivi ni de généralisation de l’accessibilité des établissements touristiques n’a été lancé. Une fois la flamme éteinte, l’élan semble lui aussi s’être dissipé. L’accessibilité est redevenue un sujet secondaire, relégué à des discours sans suite. Dans les gares, les aéroports, les hôtels ou les lieux culturels, les obstacles restent encore beaucoup trop nombreux. 🌍 Un enjeu collectif et économique L’accessibilité ne concerne pas uniquement les personnes en fauteuil roulant. C’est un public bien plus large qu’on ne l’imagine : Plus d’un milliard de personnes dans le monde vivent avec un handicap (15 % de la population mondiale) En France, 12 millions de personnes sont concernées 80 % des handicaps sont invisibles Et si l’on inclut les seniors, les personnes malades ou temporairement en difficulté, ou encore les familles avec poussette… le chiffre grimpe. Ces voyageurs ont un impact économique direct : Ils privilégient les séjours plus longs Ils voyagent souvent en famille ou avec accompagnant Ils partagent leur expérience (forums, groupes, associations…) Leur nombre augmente avec le vieillissement de la population L’accessibilité ne profite pas qu’aux personnes handicapées. Une rampe, un ascenseur, une signalétique claire, un site web lisible… ce sont des améliorations utiles à tout le monde. Il faut sortir des préjugés : une accessibilité bien pensée bénéficie à tous. ➡️ Accessibilité = confort + durabilité + qualité d’accueil + marque de respect + inclusion sans exception Mais trop souvent, elle se limite à quelques aménagements symboliques. Une accessibilité cosmétique, pour cocher une case, plus que fonctionnelle. Et ça, ça ne suffit pas. ♿ Ce que je vis, ce que je vois Je suis directement concernée par ces questions. Je ne peux pas marcher longtemps, les longues distances m’épuisent, et j’utilise parfois un scooter PMR pour préserver mon énergie. Chaque sortie ou voyage demande donc plus de préparation. Je vérifie les trajets, les accès, les lieux, les infos pratiques… car je sais, par expérience, qu’une info floue ou absente peut gâcher un moment. Une rampe manquante, un ascenseur en panne, une salle de bain « accessible » mais inutilisable… Ce sont des petits détails, mais qui font toute la différence. Et malgré tout, ma situation reste plus confortable que celle de bien d’autres. Mais cette charge mentale existe. Elle s’ajoute au reste, et elle pèse. Et pourtant… je voyage. Parce que voyager, découvrir, explorer, c’est ce que j’aime profondément. C’est une façon de m’ouvrir au monde, de sortir de ma routine, de ressentir, de m’émerveiller. Et je refuse que l’accessibilité défaillante, voire inexistante, soit un frein à ça. C’est ce vécu, parfois frustrant, parfois enrichissant, que je partage pour montrer que voyager autrement, avec plus d’inclusivité et d’attention, ce n’est pas un rêve. C’est possible, et surtout, c’est nécessaire. 💡Des initiatives inspirantes… mais encore trop rares Heureusement, il y a aussi des efforts, des structures engagées, des professionnels à l’écoute. Des musées avec parcours PMR bien pensés et personnel formé. Des hébergements qui anticipent vraiment les besoins : douche de plain-pied, interrupteurs accessibles, cheminements simples… Des offices de tourisme qui testent leurs circuits avec des personnes concernées. Quand c’est bien fait, ça change tout. Mais ces bonnes pratiques restent encore trop isolées, pas généralisées. Et les labels ou pictogrammes censés rassurer ne garantissent pas toujours une accessibilité réelle. L’expérience dépend trop souvent de la bonne volonté individuelle. ✨ Ce que je veux transmettre À travers Just Be Curious et ma page Instagram, je partage mes voyages,